Manifestations du 5 novembre : Laurent Nuñez demande aux préfets de renforcer les dispositifs de sécurité

0
4
crédit photo : Ministère de l'Intérieur

À la veille d’une nouvelle journée de mobilisation sociale, le ministre de l’Intérieur appelle les préfets à renforcer les dispositifs de sécurité et à privilégier des parcours de manifestation éloignés des centres-villes. Après plusieurs semaines de tensions, policiers et gendarmes se préparent à une nouvelle journée de forte mobilisation.

Le ministère de l’Intérieur entend anticiper les risques de violences à l’occasion des manifestations prévues jeudi 5 novembre. Selon les informations révélées par Europe 1 et également rapportées par Le Parisien, Laurent Nuñez a adressé un télégramme aux préfets leur demandant de préparer des dispositifs de sécurité renforcés.

Ces instructions interviennent après plusieurs journées de mobilisation, notamment les 17, 24 et 31 octobre, au cours desquelles les forces de l’ordre ont été fortement sollicitées.

Des parcours de manifestation éloignés des centres-villes

Parmi les orientations rapportées figure la volonté de limiter les risques de débordements dans les secteurs urbains les plus exposés.

Le ministre demande ainsi aux préfets de privilégier, lorsque la situation locale le justifie, des itinéraires évitant les centres-villes, les zones commerciales sensibles et certains bâtiments publics.

L’objectif est de réduire les risques de dégradations et de faciliter l’intervention des forces de l’ordre en cas de violences.

Ces mesures devront néanmoins respecter le cadre juridique applicable à la liberté de manifester. Toute restriction de parcours doit notamment être justifiée par des risques de troubles à l’ordre public et demeurer proportionnée à la situation.

Des effectifs adaptés et des contrôles renforcés

Les autorités territoriales sont également invitées à adapter les moyens policiers et de gendarmerie aux risques identifiés.

La préparation des opérations doit notamment s’appuyer sur les informations recueillies par les services de renseignement territorial, afin d’anticiper les déplacements de groupes susceptibles de provoquer des affrontements.

Une vigilance particulière est demandée sur les principaux axes de circulation et dans les gares, qui peuvent constituer des points de passage vers les lieux de rassemblement.

Des contrôles préventifs pourront être organisés dans le respect des dispositions légales applicables. Le recours à des moyens de surveillance, notamment aux drones, pourra également être envisagé lorsque les conditions réglementaires sont réunies.

Une nouvelle journée sous tension pour les policiers

Cette mobilisation intervient dans un contexte de forte sollicitation des forces de sécurité intérieure.

Depuis plusieurs semaines, les policiers des services territoriaux, les compagnies républicaines de sécurité et les unités spécialisées participent à des dispositifs successifs de maintien de l’ordre, en complément de leurs missions habituelles.

La répétition de ces engagements pose la question de la disponibilité des effectifs, de l’organisation des vacations et des périodes de récupération.

Pour les responsables opérationnels, l’enjeu sera de maintenir une capacité d’intervention suffisante tout en assurant la continuité des missions quotidiennes de sécurité publique.

À ce stade, le nombre total de policiers et de gendarmes qui seront mobilisés jeudi 5 novembre n’a pas été officiellement précisé dans les informations consultées.

Prévenir les violences tout en garantissant le droit de manifester

Les instructions ministérielles traduisent une volonté de renforcer l’anticipation des troubles plutôt que de concentrer l’action des forces de l’ordre sur la seule gestion des incidents.

La coordination entre préfets, services de renseignement, responsables de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale constituera un élément déterminant de la préparation.

La journée du 5 novembre permettra de mesurer l’efficacité de ces dispositions, dans un contexte où les autorités doivent concilier deux impératifs : garantir l’exercice de la liberté de manifester et assurer la sécurité des personnes, des biens et des fonctionnaires engagés sur le terrain.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici